Un chercheur dans nos classes

vendredi 7 avril 2017
par  0560047X-5EME3EME

Ce vendredi 10 Mars 2017, notre collège a eu la chance d’accueillir le généticien Arnaud Boulling chercheur à l’Inserm (Institut National de la santé et de la recherche médicale) à Brest. Nous en avons profité pour l’interroger car entre la génétique et l’homme le mystère reste entier. La génétique est quelque chose d’incroyable. Des milliers de mystères entourent l’A.D.N (Acide désoxyribonucléique) pour certaines personnes. Nous avons voulu éclairer votre lanterne sur quelques points en interrogeant Arnaud Boulling chercheur à l’institut de l’Inserm. En quoi consiste le métier de généticien ? Il faut distinguer derrière cette appelation le chercheur en génétique qui cherche vraiment à comprendre les mécanismes fondamentaux qu’il y a derrière la génétique et aussi les mécanismes qui vont entraîner l’apparition de maladies. Ce sont généralement des scientifiques avec une spécialité dans l’étude de la génétique et tous les domaines que cela comporte. Il y a aussi le métier de généticien qui lui, est vraiment médecin et qui reçoit des patients atteints de maladies génétiques et qui vont faire du conseil génétique. Cela regroupe donc ces deux spécialités : le médical et la recherche plus fondamentale. Où travaillez vous ? Je travaille à l’Inserm de Brest qui est localisé sur le site de l’hôpital Morvan. Sur quoi travaillez-vous ? Je travaille sur la génétique de la pancréatite chronique qui est une maladie qui cause à terme la perte de la fonction du pancréas et un risque de cancer accru. Quels parcours d’études avez-vous fait ? Alors, moi, j’ai d’abord fait un Master en biologie, suivi d’un doctorat, et enfin un post-doc qui est une expérience de recherche à Sion en Suisse à l’institut de recherche en ophtalmologie. Puis, je suis revenu à Brest et j’ai recommencé à travailler sur la pancréatite chronique.

Qu’est- ce que la génétique ? C’est une question très vaste. L’ADN est le support de l’information génétique à partir duquel l’organe peut être conçu. C’est à peu près le plan à partir duquel l’organisme va être construit. C’est aussi pour cela que lorsqu’ il y a une mutation génétique ( donc une erreur), cela a des répercussions. Pour faire un parallèle, un phénotype c’est l’expression de l’ADN, c’est-à-dire les cellules, les protéines qui sont construites à partir de la génétique. A quoi vont nous servir les connaissances apportées par la recherche sur l’ADN ? Ces connaissances nous permettent de mieux comprendre tout ce qui se passe dans un corps humain et le fonctionnemment de la biologie. Il y a aussi des applications plus concrètes dans la médecine qui nous permettent de mieux connaître les maladies, savoir comment elles arrivent et comment les guérir. Il y a aussi d’autres applications dans l’agronomie pour faire de la sélection végétale et tout ce qui concerne la biotechnologie, la création de médicaments. Comment l’ADN peut-il définir un caractère physique ? Et bien cet ADN est à la base une molécule qui va être lue par la cellule qui va interpréter cette information génétique et produire des protéines etc... . Tout ce que la cellule va produire va aussi construire les tissus, les organes ; tout cela dépend de l’ADN puisque la cellule va lire l’ADN pour construire l’organisme. Comment l’ADN se transmet-t-il des parents aux enfants ? En fait, il se transmet via les gamètes qui sont les cellules germinales (reproductrices). Et donc par fusion d’un spermatozoïde et d’un ovule il va y avoir une transmission du patrimoine génétique, à la fois du père et de la mère, chacun va donner la moitié de leur patrimoine. Au final le foetus, soit le futur être vivant, aura l’ADN de son père et de sa mère. C’est comme cela que l’information génétique se transmet. Pouvez vous nous dire en quelques mots pourquoi vous aimez votre métier ? Il y a plein de choses : il faut aimer réfléchir, se poser des questions, être de nature curieuse et aimer les sciences mais pas que la biologie car c’est assez multidisciplinaire ( maths, physique). Il faut aussi aimer les statistiques, aimer faire des expériences donc être un peu manuel parce qu’il y a beaucoup d’expérimentation. Il faut aussi aimer quelque chose à laquelle les gens ne pensent pas trop : il faut aimer écrire et communiquer parce que quand vous êtes chercheur si vous trouvez quelque chose il faudra toujours le transmettre aux gens. C’est de la communication orale mais aussi écrite. Tout ça fait partie du métier de généticien.

Merci pour vos réponses.

Valentin L ; Mewen L., Hugo B.


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